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Image superieur de l´Aquarium de Donostia-San Sebastian. 100 ans promouvant les connaissances du milieu marin

Interview

"Notre objectif est que le public sorte ému de l'Aquarium"

Amalia Martínez de Murguía. Directrice du Département de Biologie de l'Aquarium

• Étudia à l'Université Autonome, spécialité Biologie de l'environnement.
• Master à l'Université de Gales, spécialité Écologie.
• Doctorat de la UPV en 2002.

Donostiarra et biologiste de l'environnement, amoureuse de la vie marine, Amalia Martínez de Murguía a vu se réaliser un rêve en commençant à travailler en 1993 à l'Aquarium de sa ville. Depuis c'est la responsable du département qui s'occupe et maintient dans les meilleures conditions toute la vie que accueille le bâtiment.


Son dernier défi a été l'exposition et la reproduction des méduses après un an de travail avec l'équipe de huit personnes qu'elle dirige.

Depuis que vous êtes arrivée l'Aquarium s'est agrandi et m odernisé, jusqu'à quel point?
Oui, il y a eu de grands changements. Pour commencer, quand je suis arrivée il y avait seulement le vieux bâtiment, donc nous avions les aquariums là-bas, au rez-de-chaussée. Maintenant, en plus d'une grande quantité et variété d'aquariums, nous disposons de l'océanarium, donc nous avons de trés grandes possibilités d'exposition.

Les systèmes de travail aussi ont du changer.
Bien sûr, il y a d'énormes différences. Durant ces années nous sommes passés du travail avec des systèmes absolument rudimentaires à utiliser aujourd'hui le plus sophistiqué qui existe. En plus j'étais l'unique biologiste et maintenant nous avons une équipe de 8 personnes.

Quels sont à ce jour les principaux objectifs du Département de Biologie de l'Aquarium?
Notre principale mission est de soigner toute la faune et la flore des aquariums, c'est à dire, conserver une collection vivante d'espèces et invertébrés. Nous faisons notre p ossibl e pour qu'elles soient dans des conditions optimales et ainsi nous pouvons améliorer jour après jour notre exposition.


L'alimentation et l'hygiène sont des points basiques de notre travail

Mais il y a beaucoup plus de travail dans les laboratoires...
Oui parce que nous essayons aussi de faire des recherches sur la vie marine, surtout en suivant deux lignes de travail. La première est d'essayer de reproduire des espèces dans l'Aquarium pour arriver à nous auto-approvisionner. Notre objectif final serait de montrer seulement des espèces qui seraient nées ici et éviter de devoir les capturer dans leur milieu naturel.

Une espèce, en fait, en danger de disparition.
Oui, aujourd'hui les populations d'hippocampes ont beaucoup diminué. D'autre part c'est une espèce vraiment curieuse et qui attire beaucoup le regard des gens.

Et la seconde ligne de travail?
Il s'agit de l'étude d'espèces dont on ne sait pas grand chose. Dans cette dernière section nous avons plusieurs projets, comme l'étude des espèces pélagiques pour que les gestionnaires des pêcheries aient la meilleure information possible. Alors nous avons pas mal travaillé avec des espèces pélagiques comme l'anchois et la sardine.

• Comment est une journée normale pour le Département de Biologie?
La première tâche est de vérifier autant les espèces que les installations, à partir de là il s'agira de corriger de possibles anomalies. Si il y a un exemplaire qui n'est pas en bonnes conditions on le monterait à la zone de quarantaine pour lui donner un traitement adéquat. Il s'agit de vérifier que tout est correct, prendre bien soin de l'alimentation et éviter des anomalies. Pour cela nous avons une personne responsable de l'alimentation.

L'alimentation doit être un thème clef pour vous.
Bien sûr, elle nous préoccupe et nous la soignons beaucoup. Nous avons le certificat de qualité ISO 9001, donc toute l'alimentation de chaque aquarium est surveillée et soignée au moindre détail, de forme que ce que mange chaque espèce soit bien contrôlé. Tout est trés étudié selon la biologie de chaque espèce, en plus nous avons dans tous les aquariums des filtres pour qu'ils ne souffrent pas d'infections.

A première vue, ceci paraît spécialement compliqué dans l'Océanarium, où vivent tant d'espèces différentes.
Pas tant que ça, car les espèces qui peuvent vivre ensemble sont bien réfléchies. Ils ne se mangent pas les uns les autres car nous le contrôlons beaucoup. Deux plongeurs y vont tous les jours pour s'occuper de nourrir chaque espèce. Ils détectent si l'un d'eux ne mange pas convenablement.

L'une des attractions de l'Océanarium est de voir les plongeurs travailler dans l'eau, ¿pourquoi cela se fait-il?
L'Océanarium est un grand aquarium et les plongeurs se chargent de le laver par l'intérieur, car l'hygiène est la base pour la bonne santé des poissons. De plus ils se chargent aussi de nourrir les poissons depuis l'intérieur.


Notre Aquarium est un bijoux à la taille idéale

Y a t-il déjà eu des espèces particulièrement compliquée à introduire dans l'Aquarium?
Oui, nous avons essayé avec quelques unes car cela nous paraissait intéressant pour le public et nous avons vu qu'elles ne s'adaptaient pas à la captivité. Nous avons aussi eu des cas comme le poisson lune, qui ne convenait pas à notre océanarium. Il s'agit d'une espèce qui a besoin de beaucoup d'espace et de tranquilité. Ici il avait trop peur, donc nous avons décidé de ne pas l'introduire.

Donc on ne peut pas montrer toutes les espèces qu'on aimerait...
Tout à fait. Il y a des espèces qui dans certains aquariums ont survécu 4 mois, mais nous nous ne voulons pas cela, notre philosophie n'est pas de maintenir des poissons, qui, nous le savons, vont mourir. De plus nous essayons de chercher un équilibre, pour montrer les espèces qui peuvent être dans ce type de captivité, une captivité surveillée.

Selon vous, à quel niveau se situe l'Aquarium de Donostia-San Sebastián en comparaison avec les autres?
Notre Aquarium est un bijou, avec la taille idéale pour une ville comme la notre et qui a une très bonne représentation de la faune du Golfe de Gascogne. Nous avons aussi une bonne exposition de la faune des mers tropicales. À ce jour il y a beaucoup d'aquariums aussi grands que celui de Valencia. Nous nous avons une autre dimension et nous recherchons la qualité. Nous voulons que les gens sortent d'ici émus et qu'ils reçoivent un traitement personnalisé. Nos inst allati ons sont adaptées à l'environnement donostiarra.

Quels autres Aquariums recommenderiez-vous?
Celui de Lisbonne, sans doute. Il est fantastique, son océanarium est une merveille, le design de l'architecture est t rè s joli et les aquariums sont spectaculaires. Mais nous avons de très bonnes relations avec les autres aquariums, avec qui nous maintenons un contact quotidien et échangeons des exemplaires. Nous appartenons à deux associations : Association Ibérique de Zoos et Aquariums (AIZA) et à l'Union Européenne de Conservateurs d'Aquariums (EUAP).

Que supposera l'agrandissement, dans les prochaines années, de l'Aquarium?
Nous aspirons à favoriser ce bijou en y incluant les espèces les plus intéressantes et jolies à voir qui soient représentatives de toutes les mers du monde. De plus avec les réformes prévues nous finirons par consolider notre exposition et l'arrondir.

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